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28.04.2008

La figue, aphrodisiaque of course

Petits palets aux figues

 

150g de figues sèches; 120g de farine fluide a gâteaux; 4 cuillerées à soupe d'huile d'olive

 

1 cuillerée à soupe de purée d'amandes

 

Faire tremper les figues toute une nuit dans un bol d'eau ou de thé; Mixez les figues avec un petit peu de l'eau de trempage, jusqu'à obtention d'une pâte. Ajoutez la purée d'amandes et l'huile, bien mélanger puis ajoute la farine. Mélanger jusqu'à obtention d'une pâte un peu collante.

 

Sur la plaque du four garnie de papier cuisson, déposez des petits tas de pâte à l'aide de deux cuillères. Aplatir les petits tas avec les mains farinées.. Cuire à 180° pendant environ une demi-heure. Les palets restent un peu mous et durcissent par la suite. Ils se conservent dans une boîte hermétique.

 

Idée plus: On peut aussi dorer au jaune d'œuf

 

Vous pouvez rajouter dans la pate avant cuisson de la poudre de noix de coco; ou si vous aimez le goût, du gingembre frais râpé finement

 

26.04.2008

Massages aphrodisiaques

Fatigue et impuissance. Tonique, décontractant, aphrodisiaque: en frictions- caresses sur la poitrine, la nuque, la colonne vertébrale, les bras, les jambes, la plante des pieds et le plexus solaire.

Dans 50 ml d'huile de germes de blé, ajoutez 5 gouttes d'huile essentielle  de cannelle, 15 de bois de rose et 10 de santal

Friction tonique et aphrodisiaque: 5 gouttes de ces HE dans 70 ml d'huile: romarin, sarriette, géranium, lavande, muscade, coriandre, pin.

Friction aphrodisiaque mademoiselle et/ou madame

 

20 gouttes d'huile essentielle  de santal et de bois de rose et 5 gouttes de verveine

Prudence avec la verveine qui pourrait vous faire dormir!

25.04.2008

Diffusions aphrodisiaques

Huiles essentielles odorantes

 

Mélanger les HE suivantes pour diffuser dans toute la maison: santal, cannelle, pin, cannelle, coriandre, romarin, girofle, gingembre, marjolaine, bois de rose. Utilisez une vaporisateur à main de parfum.

 

Essayez ce mélange en diffusion qui est tonique et aphrodisiaque: ylang-ylang, girofle, coriandre, genièvre, cèdre, muscade.

 

Exemple: santal, bois de rose, camomille, rose.

 

N'oubliez pas que les huiles essentielles sont…. de l'huile et donc, elles peuvent tâcher les tissus. Vaporisez sur une ampoule froide et, dès que vous allumerez, l'ambiance se réchauffera. Vaporisez sur des petits papiers non-tissés. Mélangez à de l'huile et faites brûler dans une lampe à huile. Mélange à utiliser également pour fabriquer des sels de bain.

 

Improvisez votre lampe à huile: dans une soucoupe haute, remplissez d'huile de tournesol ou de pépin de raison; fabriquez une mèche avec du fil de coton; passez dans un carton doré et posez sur l'huile à laquelle vous aurez mélangé vos diverses huiles odorantes essentielles. Bien sûr l'ensemble sera plus joli d'autant que vous aurez porté votre attention à choisir une jolie soucoupe, une mèche faite dans un fil de coton blanc…. Si vous souhaitez rigidifier votre mèche, trempez-la dans de la cire liquide et attendez qu'elle durcisse la mèche.

 

Bien sûr, vous pouvez utiliser des lampes à huile déjà existantes où des diffuseurs électriques. Mais, ce serait dommage de mettre le feu à la maison! Installez votre lampe à huile artisanale loin de tissus ou matières inflammables! Et veillez également que, dans la chaleur de vos débats, vous n'ayez pas à donner un coup de pied ou à jeter un sous-vêtement malencontreusement!

 

 

 

23.04.2008

Allez, amusez-vous!

Pour vous amuser, allez sur ce site, si le lien ne fonctionne pas, copier et collez dans votre log habituel

vous verrez une photo séduisante, quoi en faire? cliquez dessus n'importe où dans la photo et faites glisser le poiteur de la souris et... souriez!

 

 

http://www.mxfiles.kneib.biz/drag_and_go_back_spezial.htm...

Boissons aphrodisiaques:

LAIT VISA POUR LES CARAÏBES (pour 6 verres):

 

Mettre dans un mixeur 60 cl de lait + 1 jaune d'œuf + 4 cuillères à soupe de chocolat en poudre + 1 cuillère à soupe de café soluble + 1 cuillère à soupe de jus ou nectar d'ananas + 1 pincée de cannelle en poudre. Ajoutez 2 boules de glace au chocolat. Mixez à peine et remplir aussitôt les verres.

 

DOUCEUR AUX FRAISES (pour 6 verres):

 

Faire macérer 200 g de fraises bien mûres et sucrées coupées en morceaux avec 40 g de sucre en poudre + 1 sachet de sucre vanillé + 1 cuillère à soupe d'eau de rose. 1 cuillère à soupe d'essence de vanille ou 1 cuillère à café d'He de vanille;  1 h plus tard, mettez-les dans le bol du mixeur et les réduire en purée. Ajouter 50 cl de lait + 10 cl de crème liquide légère. Mixer encore quelques secondes. Ajoutez un soupçon de poivre noir comme exhausteur de goût. Servir avec une fraise en décoration au bord des verres.

 

Vous pouvez remplacer les fraises par des myrtilles, des mûres, des framboises…

 

22.04.2008

Safranez-vous

RISOTTO TRES SAFRAN

 

Pour 4 personnes

 

1 litre et demi de bouillon de cube; 1 cuillère  à soupe de filaments de safran ; 2 oignons; 100 g de beurre; 400 g de riz pour risotto ou riz rond; 20 cl de vin blanc; Parmesan râpé

 

Faites réchauffer le bouillon de poule. En prélever 2 cuillerées à soupe et y faire tremper le safran émietté.  Épluchez et hachez les oignons. Les faire revenir 3 minutes dans une casserole à feu doux, dans 50 g de beurre. Ne lavez pas le riz pour qu'il conserve l'amidon qui donne le coté crémeux à la recette. Ajoutez le riz, le laisser blondir tout en remuant sur feu moyen. Versez le vin blanc et laisser cuire jusqu’à ce qu’il ait réduit de moitié. Versez une louche de bouillon chaud dans le riz, continuez de remuer. Recommencez l’opération une fois le liquide absorbé. Au bout de 10 minutes ajouter le safran et son eau de trempage. Laissez cuire 15 minutes environ, en continuant l’opération précédente (verser du bouillon). Une fois le riz al dente, le mettre dans un plat de service puis ajouter le reste du beurre et du parmesan. Remuez et servir chaud. Pour alléger, remplacez le beurre par de la crème fraiche.

 

19.04.2008

Aphrodisiaque mon coco!

NAPPAGE DE LAIT DE COCO

 

Pour riz basmati nature, coquilles ou fruits de mer….

 

½ jus de citron vert; 20 cl de lait de coco, 1 demi-cuillère de safran; 2 graines de cardamome; 1 cuillère soupe d'huile de pépins de raisin; 30 g de gingembre frais râpé; 2 grains de genièvre

 

Dans une casserole, faites chauffer le lait de coco avec le jus de citron; ajoutez les épices en remuant doucement sur feu doux 5 mn. Salez, poivrez, battez avec un fouet durant une minute sur feu vif et coupez le feu dès que le mélange nappe.

 

17.04.2008

Moutarde, la belle forte!

LA MOUTARDE

 

Brassica Sirvensis: Moutarde sauvage; Sinapis Alba - Brassica Alba: Moutarde jaune ou blanche; Brassica Juncea: Moutarde brune; Sinapis Nigra: Moutarde noire; en Anglais: mustard

 

On trouve cette plante dans le bassin Méditerranéen et au Moyen Orient. Les Chinois la connaissaient il y a au moins 3 000 ans. C'est une cruciforme, cousine du chou. La plante est couronnée de fleurs jaunes et donnent naissance à une capsule contenant six graines de moutarde. Le condiment qu'est la moutarde a conquis depuis fort longtemps ses lettres de noblesse.

 

Pour faire la moutarde, on emploie généralement des grains de sénevé ordinaire ou moutarde noire, sinapis nigra, que l'on broie et qu'on incorpore à du vinaigre, du moût, du vin ou, des plantes aromatiques. C'est pourquoi la moutarde s'appela d'abord sénevé. On n'est pas bien d'accord sur l'étymologie du mot " moutarde ". Les uns le font dériver de deux vocables latins, mustum ardens, le moût ardent, parce que, de tout temps, on a préparé la moutarde avec du moût, notamment les Romains. Les grands philosophes lui attribuent des propriétés coquines. On assure que les Grecs faisaient remonter la découverte de la moutarde au père de la médecine lui-même, Esculape, ce qui parle singulièrement en faveur de ses qualités digestives. L es Egyptiens, qui l'ont toujours connue, lui attribuaient de précieuses vertus. Dans l'Ecriture Sainte et les plus anciens auteurs, il est fait mention de la moutarde.

 

 

Chez les Romains et chez les Grecs, on l'appelait sinapis. On broyait la graine et on la mêlait aux aliments. Aristophane parle de ragoûts à la farine de moutarde, sinapis.

 

Quand à Plaute, il n'aimait pas la moutarde. Pline a recommandé de délayer le sinapis avec du vinaigre. Ce sont les Romains qui ont apporté la moutarde en envahissant la Gaule; elle leurs servait de cataplasme en cas de blessure.

 

C'est sous saint Louis qu'Etienne Boileau, prévôt des Marchands, accorda aux vinaigriers parisiens le droit de faire de la moutarde. Jusque-là, elle ne s'était fabriquée qu'à Dijon. C'était la seule ville qui eût conservé les procédés de Pa!ladius, fils, d'Exuperantius, préfet des Gaules, et auteur d'un De re rusticâ fameux au moyen âge, en quatorze livres.

 

Et voici cette respectable formule, qui nous arrive à travers, les siècles :

 

" Pulvérisez un septier et demi de graines de sénevé ou sinapis ajoutez une livre de miel, une livre d'huile d'Espagne, un septier de fort vinaigre blanc ; broyez et mêlez bien, et vous, le pouvez, le mélange étant parfait, en faire immédiatement usage. "

 

En 1336, à une fête donnée à Rouvres par Eudes de Bourgogne au roi Philippe VI de Valois, dit le Hardi (n'oublions pas que la cour de Bourgogne était à cette époque la cour la plus fastueuse d'Europe), il se fit une consommation fantastique de moutarde, quelque chose, en mesures d'aujourd'hui, comme trois cents litres. Imaginez la quantité d'agneaux rôtis, de quartiers de boeuf, d'oies, de paons, de cygnes, lièvres, sangliers et autres venaisons que cela représente !

 

A la même époque vivait Jean XXII, qui fut pape en Avignon de 1316 à 1334. Sa cour était, elle aussi, très brillante. On sait que les papes d'Avignon s'entouraient de mille prestiges et protégeaient les arts, sans oublier cet art dont nous avons fait le neuvième, et qui s'appelle la gastronomie. On sait tout ce qu'ils ont fait pour le développement, en renom et en qualité, des vins du Rhône. Bref, ce fut ce Jean XXII, savant pontife cultivant l'ironie à ses heures, qui créa pour son neveu, dont il ne savait quoi faire, la charge de premier moutardier du pape. Quant au pape Clément V, il assurera la promotion de la moutarde violette ou moutarde de Brives; il vantait lui-même ses vertus aphrodisiaques. En ce temps là, les hommes se frictionnent la verge avec une préparation très relevée à base d'huile de moutarde, de romarin et de miel avant de passer à l'action. De vieux auteurs, comme Tabourot, qui publia ses Bigarrures en 1582, accordent au mot moutarde une étymologie flatteuse pour le courage des Dijonnais.

 

Louis XIV, lu même ne se déplace jamais sans son pot de moutarde. Enfin, Alexandre Dumas nous donne une recette de moutarde empruntée au De re rusticâ de Columelle:

 

" Nettoyez avec grand soin de la graine de sénevé, criblez-la, lavez ensuite à l'eau froide, et, quand elle sera lavée, laissez-la tremper dans l'eau pendant plus de deux heures. Reprenez-la ensuite et, après l'avoir pressée dans les mains, jetez-la dans un mortier neuf ou très propre, et broyez-la sous le pilon. Lorsqu'elle sera bien moulue, ramenez cette pâte vers le milieu du mortier et aplatissez-la avec là main. Après l'avoir assez comprimée, ouvrez-y des sillons ou répandez de l'eau nitrée sur quelques charbons ardents que vous y aurez placés, afin de faire rejeter à cette graine toute son amertume, et de la préserver de la moisissure ; relevez ensuite le mortier afin que l'humidité disparaisse entièrement. Versez sur cette pâte du fort vinaigre blanc, opérez le mélange au moyen du pilon et passez au tamis. "

 

 

Alexandre Dumas nous raconte aussi  que Taillevent, auteur du Viandier, fait grand éloge de la moutarde. Mais il dit aussi que Taillevent était le maître queux de Charles VII. Malheureusement pour Dumas, Taillevent, qui naquit en 1326 et mourut en 1395, n'a pu connaître Charles VII, né lui-même en 1403. Taillevent fut -surtout- maître queux de Charles V. Voici tous ses titres: enfant de cuisine de la reine Jehanne d'Evreux, queux du roi Philippe de Valois et du duc de Normandie, Dauphin du Viennois, premier queux et maistre d'armes de Charles V, maistre des garnisons de cuisine de Charles VI. Dumas, sans sourciller et toujours en délicatesse avec l'histoire, nous déclare que Taillevent affirme qu'il servait à Charles VII des poulets à la Sainte-Menehould arrosés d'une sauce à la moutarde. Taillevent parle d'une soupe à la moutarde dans son livre. En voici la recette d'après le manuscrit de la Bibliothèque Nationale :

 

"Prennés des oeufs pochiés en huille, tous entiers, sans esquaille (coquille), puis prennés d'icelle huille, du vin, de l'eau, des ongnons fris en huille, brouillés tout ensemble ; prennés lèches (tranches de pain) halé sur le gril, puis en faictes morssiaux quarrés, et metés bouillir aveques ; puis hastés (ôtez) vostre boullon et ressuiés vostre soupe ; puis la verserés en un plat, puis de la moustarde dedans vostre boullon et la boullir ; puis métés vos soupes (ici dans le sens de tranches de pain) en vos escuelles, et metés dessus. "

 

On trouve une autre recette de la " souppe à moustarde "dans la plus ancienne édition connue de Taillevent, et une autre encore dans le manuscrit du Vatican.  Louis XI, prétend Dumas, avait toujours son pot de moutarde avec lui quand il allait se faire offrir à souper chez quelque bourgeois. On le voit, il en était très friand. Dumas n'a pas dédaigné de lconsacrer à la moutarde une étude dans l'Almanach Gourmand pour 1869 de Charles Monselet.

 

Nous savons que nos ancêtres appréciaient fort les épices et autres assaisonnements. Le métier de saucier naquit pour satisfaire ce goût. Des gagne-petit criaient par les rues: "sauce Robert, sauce verte, sauce cameline ", cette dernière, la plus ancienne de nos sauces, inventée, dit-on, par un moine voilà dix siècles. Les sauciers reçurent des statuts en 1394. Mais, comme ils se servaient constamment de moutarde et de vinaigre, ils jugèrent plus simple de fabriquer ces produits eux-mêmes. Ils devinrent donc vinaigriers et moutardiers. Louis XII les érigea en corps de métier, et, dans les lettres patentes qu'il leur accorda, ils sont qualifiés de ces titres pompeux : " sauciers, moutardiers, vinaigriers, distillateurs en eau-de-vie et esprit-de-vin, buffetiers ".

 

  distillateurs, en 1537, formèrent une communauté. Au XVIIe siècle et au XVIIIe, les vinaigriers-moutardiers adjoignirent à leur commerce la fabrication des vinaigres de toilette à l'usage des dames. La gamme des moutardes était beaucoup plus riche au XVIIIe siècle qu'aujourd'hui. Dans l'Histoire de la vie privée des Français, de Le Grand d'Aussy, nous lisons cette liste impressionnante des moutardes qu'on pouvait se procurer chez un fabricant nommé par décret roval, en 1765, vinaigrier moutardier du roi, le sieur Maille : moutarde en poudre, moutarde rouge, moutarde fine aux câpres et aux anchois, moutarde à l'ail, à la capucine, au citron, à la Choiseul, à la Choisy, à l'estragon, à la conserve, aux fines herbes, à la grecque, à la maréchale, à la marquise, à la reine, à la romaine, aux millefeuilles, aux mousserons, à la ravigote, aux six graines, aux truffes... Mais, quel choix déjà!

 

Mais on ne se borna pas là: un autre moutardier-vinaigrier créa la moutarde à la ciboulette, la moutarde aux cornichons, la moutarde aux morilles, la moutarde de santé, la noire, la suave, la tomataise, la verte aux fines herbes. Il y eut aussi la moutarde impériale, la moutarde au champagne, l'aromatique, la balsamique, la moutarde aux champignons, aux oignons, à la persillade, la moutarde à la rocambole, la parfumée, la moutarde à la rose, à l'italienne, à la vanille, que sais-je encore ?

 

Nous avons dit que Dijon avait longtemps eu le monopole de la moutarde. La meilleure moutarde dijonnaise passait pour celle qui brasse la graine avec du verjus, c'est-à-dire avec le suc du raisin cueilli vert. On en fait aussi d'excellente avec du moût, c'est-à-dire avec du vin non fermenté obtenu en pressant la grappe. La moutarde de Dijon, déjà fameuse au XIIIe siècle, s'envoyait dans les provinces, sèche ou en pastilles. Le consommateur la délayait avec du vinaigre. Cette moutarde sèche pouvait se conserver pendant plusieurs années. La moutarde d'Angers, au contraire, nous apprend Le Grand d'Aussv, était liquide et s'expédiait dans de petits barils. Elle était également fort renommée. 

 

Besançon vendait de la moutarde en poudre. C'est vers le XVIIe siècle que Dijon s'avisa de vendre également de la moutarde liquide. On fait aussi de bonnes moutardes avec du vinaigre, et c'est une des raisons pour l'laquelle la ville d'Orléans, qui produit des millions d'hectolitres de vinaigre, s'est mise à fabriquer de la moutarde en grande quantité. On fait aussi d'excellente moutarde à Bordeaux, et dans beaucoup d'autres villes de France.

 

Pour assurer la conservation de la moutarde, on employait à Dijon une méthode singulière, déjà préconisée par Columelle. On y plongeait des charbons ardents afin d'enlever toute amertume au sénevé. Le Jardinier François donne cette recette en 1651, en parlant de la moutarde liquide : " C'est une raisinée particulière, dans laquelle on jette du sénevé broyé avec un peu d'eau. Quand le tout est bien mélangé, on y éteint des charbons ardents pour enlever au sénevé toute amertume. ", Et Le Grand d'Aussy assure que le sieur Maille, quand il avait des moutardes à envoyer très loin, enfonçait dans le pot un charbon enflammé, afin qu'elles se conservassent longtemps.

 

L'Angleterre fabrique beaucoup de moutarde livrée en poudre sèche. Un petit ouvrage publié à Lyon en 1935, ouvrage à la fois sérieux et humoristique, la Mustardographie, par Mathieu Varille, propriétaire d'olivettes à Lourniarin-de-Provence, et Marius Audin, naturaliste et vinaigrier, et tiré à un nombre restreint d'exemplaires, divertissement de deux érudits, nous apporte des précisions sur la moutarde anglaise Depuis le XVIIIe siècle, toute une dynastie de moutardiers éminents s'est peu à peu constituée chez eux (les Anglais), et leurs antiques moulins se sont mués en de puissantes usines. Ils récoltent la graine de moutarde dans les plaines alluviales des provinces de Suffolk, de Norfolk, du Cambridgeshire, du Lincolnshire et du Yorkshire : celle de Durham est célèbre. Les Anglais obtiennent deux qualités de graines : la brune et la blanche. " Quatre aphorismes tirés de la Mustardographie: Une salade sans moutarde est une jolie femme sans esprit.

 

La vinaigrette tire son ardeur de la moutarde, comme le poète de sa lyre.

 

La moutarde est à l'estomac ce que la cravache est au cheval de course: il faut que le gastronome en use comme le cavalier, avec mesure et discernement.

 

La moutarde est comme les affaires: on en brasse beaucoup, mais on en fait peu de bonnes.

 

Enfin, la moutarde a inspiré un nombre incalculable de proverbes. La moutarde lui monte au nez, se dit d'une personne qui s'impatiente. S'amuser à la moutarde, c'est s'occuper de riens, de bagatelles. De la moutarde après dîner signifie une chose qui arrive trop tard, quand on n'en a plus besoin.

 

Signalons un quatrain monorime qui contient un triple enseignement.

 

De trois choses, Dieu nous garde:

 

De boeuf salé sans moutarde,

 

D'un valet qui se regarde,

 

D'une femme qui se farde.

 

Et pour terminer, le cruel Henry V, roi d'Angleterre, affirmait qu'une guerre sans pillages ni incendies ne valait pas mieux qu'andouilles sans moutarde.

 

14.04.2008

Passez muscade!

Non seulement l'ortie était autrefois considérée comme aphrodisiaque mais de plus, dans cette recette, il y a de la muscade, épice aphrodisiaque s'il en est.

 

En 1619, un jeune homme fut traduit devant une cour danoise pour avoir enseigné à un autre comparse l'art de séduire une belle rébarbative par des tours de magie dont la démonstration de ce type étit prohibée à l'époque. Le tour consistait à avaler une nois de muscare entière et à attendre qu'elle sorte à l'autre extrémité du corps selon le rythme de la nature. La noix était ensuite grattée au-dessus d'une chope de bière. Que l'on faisait avaler à la personne convoitée et qui était censée fondre comme cire au soleil dans les bras du séducteur.

 

Mais, chose inoui, il est dit que cette attraction atteignait une telle force qu'elle répondait à n'importe quelle avance. Ainsi, le séducteur devint vite voleur et a abusé au point de soutirer de l'argent et des plaisirs charnels auxquels la victime n'aurait pas pensé! et vous non-plus sans doute. Mais, concernant le procédé, à vous de voir si vous pouvez le réaliser sans vomir toutes vos tripes….

 

 

Ca pique, mais c'est bon!

Soupe d'orties

 

Ingrédients : jeunes feuilles et pousses d'orties, 2 pommes de terre, beurre, 2 échalotes, vinaigre, muscade, sel, poivre, crème fraîche.

Faites bouillir de l'eau vinaigrée puis ajoutez les feuilles et les pousses d'orties. Après remontage en ébullition, versez dans une passoire et rincez. Dans un faitout faites fondre une noix de beurre et faites revenir 2 échalotes finement émincées. Ajoutez les pommes de terre coupées en petits dés et les orties puis couvrez les légumes avec 1 litre d'eau. Ajoutez la muscade, salez, poivrez. Portez à ébullition puis couvrez et laissez cuire une trentaine de minutes à feu doux.

Ajoutez un peu de crème fraîche (ou de lait) juste avant de servir.

Pour la muscade, voyait la note de sorcellerie et autres faribole ci-dessus;

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