27.12.2009

Ces plantes qui nous soignent

Extrait de grenade et cancer de la prostate

Selon des chercheurs, le premier stade des tumeurs de la prostate est dépendant des niveaux de testostérone circulant dans le sang, mais les tumeurs récurrentes, elles, n'en seraient plus affectées. Les cellules cancéreuses elles-mêmes peuvent ensuite augmenter la synthèse de testostérone, liée à une surexpression du récepteur à androgène.

Les chercheurs ont utilisé des lignées cellulaires androgéno-dépendantes et non androgéno-dépendantes pour regarder si le jus et l'extrait de grenade avaient un effet sur l'expression des gènes d'enzymes clés synthétisant des androgènes et des récepteurs à androgènes.

Ils ont observé que les produits à base de grenade et leurs polyphénols réduisaient la croissance des cellules tumorales et induisaient une apoptose dans les cellules de cancer de la prostate, qu'elles soient ou non androgéno-dépendantes.

(The Journal of Nutritional Biochemistry, December 2008, vol. 19, issue 12, pages 848-855.)

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23.12.2009

Si la vérité blesse... j'ai pas fini d'en entendre

Note de la rédactrice: le texte le plus intelligent que j'ai lu ces 30 dernières années... et peut-être plus.... enfin, quelqu'un qui a les pieds sur terre... le peuple le plus intelligent de la terre nous offre trop souvent l'image de la bêtise la plus crasse et la plus idiote!

Elie Arié - Médecin

Elie Arié revient sur les longues discussions entre internautes sur le vaccin, et en tire la conclusion que la plupart des gens n'ont rien compris à sa raison d'être.

Il y a de ces malades...

Incroyable mais vrai: le vaccin H1N1 rend bête! Ayant beaucoup ferraillé sur les commentaires des différents articles consacrés à la grippe A (H1N1) et sa vaccination, je voudrais prendre un peu de recul vis-à-vis de mes contradicteurs et en tirer deux leçons, assez désespérantes,  qui semblent être passées inaperçues.

La première est de constater à quel point, dans notre société, l'égoïsme individualiste l'emporte sur le sens de l'intérêt général.

Rappelons l'objectif de cette campagne de vaccination, qui n'est évidemment pas motivée par une grippe dont la mortalité ne dépasse pas celle des grippes saisonnières banales : il consiste, pour la première fois, à anticiper sur un risque grave, celui de la mutation d'un virus particulièrement contagieux en un virus qui deviendrait aussi très mortel.

Ce n'est pas un mythe, la chose s'est déjà produite en 1918-1919, avec la grippe dite « espagnole », qui a tué 100 millions de personnes, mais qui en tuerait bien plus aujourd'hui, parce que la terre compte 6,8 milliards d'habitants contre 1,9 à l'époque, et que les échanges et moyens de communication se sont beaucoup développés (on considère qu'aujourd'hui, la grippe contaminerait en une journée autant de monde que celle de 1918 en trois mois).

Cet objectif est fondé sur un pari, celui selon lequel le vaccin contre le virus actuel resterait efficace au cas où la mutation redoutée se produirait ; ce n'est pas une certitude, mais c'est un pari raisonnable, tout dépend de la partie du virus sur laquelle porterait la mutation ; surtout, il s'agit de tenter quelque chose qui a une chance de réussir, plutôt que de ne rien faire sinon prier pour que cette mutation ne se produise pas (comme ont choisi de le faire les très catholiques Polonais...).

L'idée est donc de faire cesser cette épidémie, actuellement bénigne, en vaccinant le plus de gens possible, avant que cette mutation redoutée ait pu se produire : après, il sera trop tard.

Or, on constate que cette dimension collective est totalement étrangère aux préoccupations des adversaires de la vaccination, et on mesure l'extraordinaire régression qui s'est produite, dans les mentalités, par rapport à l'époque où tout le monde acceptait de prendre le risque individuel du vaccin obligatoire et dangereux contre la variole pour remporter une victoire collective contre cette maladie - victoire qui a effectivement été remportée ; dans le domaine de la vaccination comme dans tant d'autres, le sens de l'intérêt général et de la solidarité collective a été vaincu par celui de la perception purement individualiste face à un danger qui nous menace tous (« que les autres se vaccinent, j'en profiterai sans prendre le risque personnel d'une vaccination »). 

Triste ironie, cet égoïsme individuel est souvent le fait de gens qui se réclament « de la gauche », et qui se justifient par des prétextes à la puérilité dérisoire : « c'est le gouvernement Sarkozy qui a pris cette décision » (comme si n'importe quel autre gouvernement en aurait pris une autre, comme s'il existait un seul parti politique -y inclus d'extrême-gauche- qui la contestait), « les labos pharmaceutiques vont se faire de l'argent » (comme si tout ce qu'ils produisaient était médicalement inutile du seul fait qu'il génère un profit).

La seconde est celle de l'inutilité de l'argumentation logique face à ce qui relève d'une conviction intime totalement irrationnelle.

Beaucoup d'adversaires de la vaccination font état de ses risques statistiquement dérisoires, notamment à ceux liés à l'utilisation d'adjuvants tels que le squalène, sur lequel on a un large recul de plus de 10 ans, confirmé aujourd'hui par la pharmacovigilance du vaccin actuel, qui fait état, en France seule, d'une quinzaine de réactions graves sur plus de 3 millions de personnes vaccinées, proportion que l'on retrouve dans tous les autres pays du monde, et qui ne laisse plus subsister aucun doute sur le rapport bénéfices/risques de ce vaccin (en rappelant, encore une fois, que le bénéfice recherché n'est pas celui de diminuer la faible mortalité actuelle, mais de mettre fin à l'épidémie avant qu'une mutation dangereuse ait pu se produire).

Cette approche est illustrée par ceux qui avancent sans sourciller  que si l'effet nocif du squalène n'a pu être démontré, c'est parce que cette preuve est très difficile à apporter...ce qui revient à considérer que « si une chose est difficile à prouver, on peut considérer qu'elle est prouvée » ! J'avais répondu à l'un d'entre eux qu'il est heureux que les Cours d' Assise ne raisonnent pas ainsi...mais j'avais tort : elles raisonnent effectivement souvent ainsi, faisant passer leur « conviction intime » avant des preuves souvent absentes...démarche qui est à l 'origine de toutes les erreurs judiciaires.

Car, avec les adversaires de la vaccination, nous sommes bien face à une « conviction intime » : la culpabilité de l'accusé (le squalène) est certaine pour eux, ce sont des jurés d' Assise qui sont dans le pré-jugé ; il s'agit uniquement d'en rechercher les preuves, et, en leur absence, de s'en passer ; la présomption de culpabilité a remplacé la présomption d'innocence.

D'où ce qui frappe le plus, dans les milliers de commentaires échangés entre mariannautes : personne n'a convaincu personne ; ceux qui sont dans le domaine de l'irrationnel (souvent les mêmes qui défendaient la « théorie du complot du 11.9 ») sont animés par une «  conviction intime » qui trouve son origine dans une certaine structuration de leur psychologie, et qu'aucun argument ne pourra évidemment jamais entamer : il est vain d'aller prêcher l'athéisme dans une église, une mosquée, un temple ou une synagogue.

Quelles conséquences en tirer pour l'avenir ?

Tous les virologues sont unanimes sur un point : compte tenu de la fréquence des mutations du virus de la grippe, nous nous trouverons un jour face à un virus grippal à la fois très contagieux et très mortel : on ne sait pas quand, mais il s'agit là d'une certitude statistique.

L'épisode actuel aura au moins servi, tant aux laboratoires pharmaceutiques qu'aux pouvoirs publics, de répétition générale et d'apprentissage sur la façon de faire face à cette situation inédite...et on a pu constater que cet apprentissage n'était pas un luxe inutile.

Mais nous savons désormais que, ce jour-là, l'obstacle majeur à l'efficacité des mesures prises résidera dans la régression extraordinaire de l'esprit de solidarité collective et d'approche rationnelle des problèmes qui caractérise notre époque...et pas seulement en matière de vaccinations. 

site de Marianne

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22.12.2009

Trucs pour ne pas avoir mal au cheveux ou à l'estomac

Finissez le repas avec une infusion de persil

ceci est le truc indispensable, fonctionne à tous les coups!

une dizaine de brins entiers dans un grand verre d'eau chaude, laissez infuser 10 mn. Buvez sans sucre si possible....

 ou de tisane de kudzu, si vous en trouvez...

Mais, on ne s'y prends pas au dernier moment, on achète AVANT...

Pour les dames qui cuisinent des plats lourds et gras, rajoutez quelques brins de romarin frais ou sec et/ou de la sauge (salvia officialis, sauve la vie!)

Le lendemain, matin: buvez beaucoup d'eau... encore plus que ça!

 Ou, avant d'aller vous coucher, mangez la soupe à l'oignon... l'oignon, c'est excellent pour se refaire une santé intestinale...

 faites aussi une soupe épaisse de bons légumes verts, les vitamines et oligos-éléments vous requinqueront la digestion....

 ou buvez pendant toute la journée de la tisane d'origan et/ou de romarin...

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09.12.2009

Que se passe t-il au Mexique?

 

http://portal.salud.gob.mx/contenidos/noticias/influenza/...
selon les stats de ce site on observe que le Mexique est toujours dans une phase croissante

1 octobre  :236 décès
2 novembre :388 décès
2 décembre: 687 décès

 

on 20 november : 573 deaths
on 9 november : 422

le nombre de morts a quasiment triplé en 2 mois...
il ne s'agit pas de morts de rattrapage (que l'on aurait mal comptabilisés cet été).
la courbe épidémique est pire qu'au printemps (belle deuxième vague)

personne n'en parle

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18.11.2009

point de la situation mondiale

November 12, 2009, 1:30 p.m.

http://www.cdc.gov/media/transcripts/2009/t091112.htm

Anne Schuchat :
Secondly highlighting one of the groups that's very hard hit with influenza complications.  People with diabetes.
l'un des groupes qui est très durement touchés avec des complications de la grippe. Les personnes atteintes de diabète.


People with diabetes have an increased risk of severe illness from any flu. And when people with diabetes get flu, it can be more difficult for them to manage their blood sugar.  They can suffer high or low blood sugar.  Pay special attention with flu when you have diabetes is important.  People with diabetes account for about 12% of all of the hospitalizations we've seen from the h1n1 influenza virus.  If we focus in on adults, 19% of those people who have been hospitalized have diabetes.  We know that people hospitalized with h1n1 influenza who have diabetes have a good chance of ending up in the intensive care unit.  One in four hospitalized patients with diabetes did require intensive care unit management. So this can be a very severe illness in people with diabetes.
Quand les personnes atteintes de diabète attrapent la grippe, il peut être plus difficile pour eux de gérer leur glycémie. Elles peuvent souffrir d'une  concentration de sucre dans le sang élevée ou faible. Portez une attention particulière à la grippe si vous avez le diabète est important. Dans le suivi du virus H1N1 de la grippeLes personnes atteintes de diabète comptent pour environ 12% de l'ensemble des hospitalisations, . Si nous regardons particulièrement la population des adultes, 19% des personnes qui ont été hospitalisés souffrent de diabète. Nous savons que les personnes hospitalisées avec de la grippe H1N1  qui ont du diabète risquent fortement de se retrouver dans l'unité de soins intensifs. Un quart des patients hospitalisés pour un diabète n'a pas besoin au recours au service de l'unité des soins intensifs. Aussi cette grippe H1N1 peut être une maladie très grave chez les personnes atteintes de diabète.

It's very important for people with diabetes to be vaccinated.  People with diabetes who have fever and cough or other symptoms of respiratory illness like flu do need to check with health care providers.  We recommend viral medicine, Tamiflu.  it's not necessary to wait for test results to come back on influenza testing, it's just important to get prompt antiviral medicine of the third step diabetic patients can take in the face of this flu pandemic, make sure they have been vaccinated against pneumococcal infections.
Il est très important à se faire vacciner pour les personnes atteintes de diabète . Les personnes diabétiques qui ont de la fièvre et une toux ou d'autres symptômes de maladies respiratoires comme la grippe n'ont pas besoin de vérifier avec les fournisseurs de soins de santé. Nous vous recommandons comme antiviral, le Tamiflu. Il n'est pas nécessaire d'attendre le retour sur les tests de l'influenza, il est juste important d'obtenir les antiviraux rapidement, ceux de la troisième étape que les patients diabétiques peuvent prendre face à cette pandémie de grippe, assurez-vous qu'ils ont été vaccinés contre les infections à pneumocoques.

So for April through October 17th, we estimate the 22 million people have become ill from pandemic influenza.  We estimate 98,000 people have been hospitalized so far through October 17th.  And the upper and lower estimates on hospitalizations are from 63,000 to 153,000.  We estimate that 3,900 people have died so far in the first six months of the pandemic from this virus.  And the estimates there are from 2,500 up through 6,100 people having died so far.
Alors, d'avril au 17 Octobre, nous estimons que les 22 millions de personnes ont été atteintes par la grippe pandémique.Selon nos estimations, 98.000 personnes ont été hospitalisées jusqu'au 17 Octobre. Et les estimations hautes et basses sur les hospitalisations sont de 63.000 à 153000. Nous estimons que 3.900 personnes sont mortes à ce jour dans les six premiers mois de la pandémie due à ce virus sur une  estimation globale des décès comprise entre  2500 et 6100 à ce jour.

So I also want to give you some estimates for cases, hospitalizations and deaths for different age groups.
So in children under 18, we estimate 8 million children have been ill with influenza, 36,000 hospitalized, and 540 children have died from this pandemic influenza.  In the first six months of the pandemic for adults 18 to 64 years of age, we estimate 12 million cases, 53,000 hospitalizations, and 2900 deaths.  For people 65 and over, we estimate about 2 million cases, 9,000 hospitalizations and about 440 deaths.
Je tiens également à vous donner quelques estimations pour le cas, d'hospitalisations et de décès pour les groupes d'âge différents. Alors, chez les enfants de moins de 18 , nous estimons 8 millions d'enfants ont été atteints de la grippe, 36.000 hospitalisés, et 540 enfants sont morts de cette pandémie de grippe. Au cours des six premiers mois de la pandémie pour les adultes de 18 à 64 ans d'âge, nous estimons que 12 millions de cas, 53.000 hospitalisations , et 2900 décès. Pour les personnes de 65 ans et plus, nous estimons à environ 2 millions de cas, 9.000 hospitalisations et environ 440 décès.

question:
Doctor, did you say 540 children, and you were reporting about 120 recently.  That's quite a jump.  I thought the CDC was keeping careful track.  Could you tell us a little bit more about how that number jumped so dramatically.
Docteur, vous avez dit 540 enfants, alors que dans un rapport récent 120 étaient mentionnés. C'est un écart important . Je pensais que le CDC avait un suivi attentif. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur le comment de cette augmentation spectaculaire?

Anne Schuchat: that's right.  As of last Friday we reported 129 children had been reported with laboratory confirmed h1n1 influenza.  Additional reports have come in about pediatric deaths from laboratory confirmed influenza where typing information wasn't available.  We know that a number of the deaths that we're seeing are occurring outside the hospital where testing is not possible.
Vendredi dernier, nous avons signalé 129 enfants ont été rapportés avec la grippe H1N1 confirmés en laboratoire. D'autres rapports sont venus précisant qu'il n'était pas possible de mentionner la confirmation du laboratoire. Nous savons qu'un certain nombre de morts que nous voyons sont survenus à l'extérieur de l'hôpital où le dépistage n'est pas possible.

question:
What is your message to the public, parents and adults, when they hear these new numbers?
Quel est votre commentaire pour le public, les parents et les adultes sur ces nouveaux chiffres?

Anne Schuchat: influenza is serious.  Vaccination is the best effort to protect one's self or family.  These efforts give a bigger picture of what's going on and reaffirm the priority recommendations we've given.  We focus vaccination on younger people because they are disproportionately affected with the virus.
Anne Schuchat: la grippe est grave. La vaccination est le meilleur moyen pour se protéger soi-même ou sa famille. Ces efforts donnent une image globale de ce qui se passe et de réaffirmer les recommandations prioritaires que nous avons donnée. Nous mettons l'accent sur la vaccination des personnes plus jeunes parce qu'ils sont touchés de façon disproportionnée avec le virus.

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28.10.2009

Etes-vous prêts? vraiment prêts

La grippe A est  une "menace sociale"

Pour Patrice Bourdelais, historien et professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, l'épidémie pourrait provoquer de graves tensions dans le pays.

Le ministère de la Santé n'a cessé de communiquer durant l'été. Aujourd'hui, les stocks de vaccins sont là, mais l'épidémie se fait attendre. Certains doutent même de son existence. Alors pourquoi les pouvoirs publics se sont-ils autant mobilisés?

Il y a d'abord un particularisme français: depuis l'affaire du sang contaminé, le principe de précaution régit l'attitude de nos gouvernants en matière de santé publique. Mais, plus généralement, aujourd'hui, c'est l'ensemble des sociétés contemporaines qui présentent un seuil de tolérance extraordinairement bas aux événements imprévisibles et dramatiques. Un décès, et c'est la Une des journaux télévisés. La mort fait peur, elle a été peu à peu exclue de notre environnement, au point que nous sommes très démunis face à elle. Qui se souvient que la grippe de Hongkong a provoqué en France, durant l'hiver 1968, la disparition de 28 000 personnes? Où est ­notre mémoire collective de ces deuils?

Comment expliquez-vous l'évidente réticence des populations à se faire vacciner, même gratuitement?

On peut appeler cela le syndrome de Pierre et le loup: l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a eu beau monter ce phénomène en épingle, les Français, eux, ne voient toujours rien venir. Pis: on leur explique que le vaccin a été (trop?) rapidement étudié par les autorités de santé, qu'il contient des adjuvants– le mercure, notamment. Comme les pouvoirs publics, les individus raisonnent en termes de risque. Sans doute le risque épidémique est-il actuellement, à leurs yeux du moins, inférieur au risque vaccinal.

 

Il suffirait donc que l'épidémie arrive vraiment pour que la demande de vaccins explose?

C'est très vraisemblable, et je ne vois pas comment on échapperait alors à des tensions sociales importantes, en France comme ailleurs. Il n'est pas impossible que certains gardent précieusement par devers eux "leur" Tamiflu, voire en arrivent à se battre pour faire partie des premières personnes vaccinées... Les personnes saines vont accuser les malades d'être irresponsables pour ne pas s'être fait vacciner. Ce ne sera pas la guerre civile, mais les clivages à l'intérieur des pays risquent d'être plus nets encore que ceux entre nations.

 

Voila donc pourquoi les personnes soi-disant saines piquent la place aux handicapés, celles au macaron… les personnes handicapés sont des super privilégié-e-s, CQFD

 

D'autant que les conditions de distribution du vaccin ne sont pas totalement réglées...

C'est même, à ma connaissance, une première dans l'histoire de notre pays: les pouvoirs publics ont établi une hiérarchie entre les prioritaires (personnel de santé, adolescents...) et les moins prioritaires (la population générale). Tout le monde pourra être vacciné, mais pas la même semaine. Or, sur ce point précis, les pouvoirs publics manquent de pédagogie; à mon avis, ils commettent une erreur, car certaines réactions seront violentes.

 

De quelle violence parlez-vous?

Ceux qui apprendront brutalement qu'ils ne pourront être vaccinés au moment où ils le souhaitent le vivront très mal. Pour peu que survienne un élément supplémentaire (chômage, origine étrangère, quartier difficile, etc.), ils en concevront un sentiment d'injustice fort, quelque chose de l'ordre du "décidément, je ne suis pas un Français comme les autres". Ils se sentiront abandonnés par le gouvernement. De ce point de vue, la grippe A constitue une menace pour la cohésion sociale.

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27.10.2009

On y est

http://cuisinetsante.hautetfort.com/

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25.10.2009

Pris dans un forum sérieux

ce qui se passe aux USA me parait surréaliste.

j'ai des sentiments mitigés.. on peut effectivement se dire qu'ils veulent écouler leur vaccin et toutes  choses dans la même veine, ou qu'ils continuent sur leur lancée, maintenant que la machine a été lancée

 

mais j'ai plutôt l'impression que leur système de santé est en mauvais état, moins performant que celui de l'Australie qui a bien " absorbé" l'accroissement de travail en réanimation.

nous avons eu des nouvelles un peu hallucinantes du Texas et d'Albuquerque, avec un afflux de malades tremblants de fièvre, emballés dans des couvertures ..

avec des gens qui participent à des " loteries" pour gagner une consultation gratuite en médecine pour leur diabète, etc..

d'autres qui prennent leur médicament un jour sur deux, par manque d'argent

on sait aussi qu'il y a beaucoup d'obèses , qui sont des personnes fragiles ( > à 30 % de la population dans beaucoup d'états )

donc la population ne va pas bien en général

 

 

une des solutions est de vacciner, pour éviter l'afflux de malades;

seulement, ils n'ont pas reçu les vaccins.. pas assez.

d'où les queues dans la rue

 

traduction auto d'un post de laidback all de flutracker qui est allé voir comment se passait une vaccination

http://www.flutrackers.com/forum/showthread.php?t=129869<...

Mes observations de première main des cliniques de vaccination

Aujourd'hui, c'était le premier jour que nos services de santé locaux faisaient la première série de vaccin H1N1 injectable disponible en quantités limitées. J'ai profité de l'occasion pour visiter l'un des dispensaires aujourd'hui de la date de l'ouverture. J'ai vérifié la ligne et écouté les personnes causant la ligne. ( la ligne = la queue)

Les gens ont apparemment commencé à faire la queue au moins trois heures avant l'ouverture des cliniques. La clinique avait du personnel dans les rues de diriger le trafic intense. Il y avait des centaines de personnes en ligne et la ligne ne cesse de croître pendant plusieurs heures. Des chaises sont portées, le café chaud, et petit-déjeuner pendant qu'ils attendaient en file. Presque toutes les personnes en ligne ont été les familles qui élèvent leurs enfants à la vaccination. Une femme, travaillant dans un établissement de soins de santé, a déclaré que même les médecins et les infirmières dans son établissement n'avait pas encore reçu le vaccin. Elle était là parce qu'elle avait une condition sous-jacente.

Bien que les détails ésotériques du programme de vaccination (comme nous l'entendons ici, à FT) ne sont pas claires à la plupart des personnes dans la file, ils ont attendu patiemment toute façon. Certains compris la différence fait l'FluMist vivants atténués, et le virus inactivé dans les injections. Certains référencés de la CDC dans les conversations et tous l'air de savoir que les vaccinations ont été limités à des groupes hautement prioritaires. Ces gens étaient dans la moyenne des familles et des individus, tout comme vos voisins de palier ou de parents éloignés. Ils ne semble comprendre que les jeunes avaient un risque plus élevé et c'est pourquoi ils sont venus et ont fait la queue. Il était agréable pour moi de voir l'attitude de ces personnes. Parfois, certains d'entre nous sont blasés par les pseudo-intellectuels et les opposants des maux de la vaccination en général.

La ligne a été ordonnée et pacifique. En quelques heures, la clinique avait eu pénurie de vaccin. Je restais à voir combien ont été détournés. Il est décourageant de voir des familles à révéler et avoir leurs enfants à l'arrière de la ligne à l'autre extrémité du bloc. Pendant ce temps les personnes plus âgées, dont certaines en chaises roulantes, certaines avec des réservoirs d'oxygène, a lutté pour venir à bout de la ligne, aussi bien. Certains ont même payé pour avoir un taxi les déposer, je pense qu'ils n'ont pas eu un copain de la grippe à compter.

Cela s'est produit ce matin avant d'Obama a annoncé la «urgence». Que la prochaine série de vaccinations public sera aussi ordonnée et pacifique reste à voir. J'espère que le vaccin peut être livré en quantités suffisantes pour répondre aux besoins de ceux qui le veulent. Je crains que la déclaration d'une «urgence», provoquera un processus moins ordonné la vaccination lorsque le prochain arrivage arrive.

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18.10.2009

Cela nous concerne aussi

Pandémie grippale : ce qui attend nos services de réanimation

source : http://groups.google.com/group/fr.bio.medecine/browse_thread/thread/034c2ad041cb8d70

La gravité réelle de la pandémie grippale actuelle est toujours l'objet  de controverse.

Pour être simple deux positions s'affrontent aujourd'hui.

Certains, de plus en plus nombreux, sur la base des chiffres modestes de morbidité et surtout de mortalité enregistrés ces dernières semaines dans l'hémisphère Nord, estiment, pour résumer leur pensée, que l'on a fait beaucoup de bruit pour rien (ou pas grand chose) et que les sommes considérables engagées pour prévenir la propagation de l'épidémie par une vaccination de masse auraient pu être mieux utilisées.

 

D'autres, se fondant sur les premières données cliniques rapportées aux Etats-Unis et au Mexique et sur les précédents historiques, considèrent que ne nous ne sommes peut-être qu'à l'aube d'un phénomène de très grande ampleur.

 

Loin des polémiques sur la pertinence de telle ou telle mesure, un article publié en ligne par le New England Journal of Medicine nous fournit des éléments chiffrés fiables pour étayer notre réflexion et surtout pour nous préparer à prendre en charge les patients les plus graves.

 

Ce travail est le premier qui décrit de la façon la plus exhaustive possible les conséquences d'une épidémie hivernale de grippe A (H1N1) : celle qui est survenue en Océanie au cours des mois de l'hiver austral entre juin et août 2009.

 

 Il est en effet à relever que les études publiées précédemment concernaient les cas enregistrés au début de la pandémie dans les pays de l'hémisphère Nord c'est-à-dire en périodes printanières ou estivales qui ne favorisent pas habituellement la propagation des virus grippaux. 5 % des lits de réanimation occupés par des patients atteints de grippe

 

Au cours de ce trimestre d'hiver, la société australienne et néo-zélandaise de réanimation (ANZIC) a recensé 722 cas de grippe A (H1N1) confirmés biologiquement admis dans les 187 services de réanimation des deux pays.

 

Australie et Nouvelle Zélande étant des états développés dotés d'un système de soins efficace, on peut estimer que la très grande majorité des cas de grippe A pandémiques qui auraient nécessité un séjour en réanimation ont été inclus dans ce travail. Seuls pourraient y avoir échappé, d'éventuelles formes fulminantes décédées avant l'admission ou les faux négatifs du diagnostic biologique (PCR ou sérologie).

 

La fréquence minimum des formes graves imposant la réanimation a donc été de 28,7 cas par million d'habitants au cours de ce trimestre d'hiver en Australie et en Nouvelle Zélande. A titre de comparaison, au cours des 4 hivers précédents, les hospitalisations pour pneumonie virale en réanimation dans ces deux pays étaient 15 fois moins fréquentes (57 cas en moyenne). Au total, durant cet hiver et en moyenne, 5,2 % des lits disponibles en réanimation étaient occupés par des patients atteints de grippe A (H1N1) (avec un maximum de 19 % dans une région et durant une période).

 

Femmes enceintes et obèses en première ligne

Cette étude a permis par ailleurs de confirmer certains des facteurs de risque de formes graves déjà identifiés dans les publications précédentes avec une fréquence nettement majorée pour :

- les femmes enceintes (9,1 % des patients contre 1 % dans la population générale),

- les sujets obèses (28,6 % avaient un IMC supérieur à 35 contre 5,3 % dans la population générale),

- les sujets ayant des antécédents broncho-pulmonaires (32,7 %).

Par ailleurs aborigènes d'Australie et Maori de Nouvelle Zélande étaient  également surreprésentés parmi ces formes graves.

Comme dans les autres séries publiées, la très grande majorité des  sujets avaient moins de 65 ans (92,7 %), la tranche d'âge la plus touchée étant celle des enfants de moins d'un an.

Plus de 15 % de décès prévisibles parmi les patients admis en réanimation Les tableaux cliniques présentés par ces patients étaient largement dominés par les syndromes de détresse respiratoire aiguë d'origine virale (environ 50 %), devant les surinfection bactériennes (environ 20 %).Une ventilation assistée a été nécessaire dans 456 cas et pour 53 patients un oxygénateur extracorporel à membrane (ECMO) a été utilisé. Au 7 septembre, 14,3 % de ces patients étaient décédés et 15,8 % demeuraient à l'hôpital dont 5,1 % en réanimation.

 

Des projections pour la France

Si l'épidémie a le même profil en France (ce qui n'est bien sûr pas certain) on peut donc s'attendre à environ 2 000 hospitalisations supplémentaires en réanimation durant cet hiver (ce qui est inférieur à ce que laissait prévoir une estimation antérieure basée sur les données

beaucoup plus limitées provenant de Nouvelle Calédonie).

 

Avec les réserves qui s'imposent sur les variations possibles de l'épidémie dans l'espace et dans le temps, cette publication permet donc d'anticiper utilement sur la surcharge de travail attendue dans les services de réanimation cet hiver et sur les besoins de ces unités en

hommes et en matériel en particulier en respirateurs et en appareils d'ECMO.

 

Dr Anastasia Roublev

 

The ANZIC Influenza Investigators. Critical care services and 2009 H1N1

influenza in Australia and New Zealand. N Engl J Med 2009; publication

avancée en ligne le 8 octobre 2009 (10.1056/NEJMoa0908481).

 

http://content.nejm.org/cgi/content/full/NEJMoa0908481

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08.10.2009

Suivez l'évolution de la grippe dans le monde entier

 

Certains termes de recherche semblent être de bons indicateurs de la propagation de la grippe. Afin de vous fournir une estimation de la propagation du virus, ce site rassemble donc des données relatives aux recherches lancées sur Google. En savoir plus

http://www.google.org/flutrends/

23:30 Publié dans SANTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, mec

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